Comme nous le disions nous ne partageons pas l'avis de l'éleveur, et nous nous en expliquons.

La première chose la plus importante et la plus criante à nos yeux : L'homme ne reconnait pas ses erreurs.

 

Il faut savoir que le loup était sur Terre bien avant l'apparition de l'homme. Que l'homme qui est le plus redoutable prédateur que notre planète a pu avoir. De nos jours l'homme tuant pour le plaisir, ou simplement pour s'enrichir.

Alors, quand nous entendons que "le loup attaque par jeu" là nous bondissons. L'homme a réduit les territoires des animaux. La déforestation, le rememblement des terres, la construction, l'occupation des alpages de plus en plus haut, sans se soucier un seul instant de la déterioration de la faune. Le canis lupus se nourrit exclusivement d'animaux sauvages, chevreuils, cerfs, sangliers ou autres chamoix. Mes lorsque ses proies de prédilections s'amenuisent, voir disparaissent à cause de l'action dévastatrice de l'homme, que reste t-il au loup ? Il est tout à fait normal que devant ce constat de voir la réaction du loup face à ces gardes-mangers, mise en place par l'homme. Quelle serait l'attitude d'un homme affamé dans un supermarché ?

 

Quand est-il maintenant du gardiennage du ou des troupeaux ? L'éleveur dit ne pas pouvoir mettre un Patou excellent chien de gardiennage des troupeaux. Pourquoi "Délicat quand des clients viennent acheter à la ferme, accompagnés d’enfants turbulents..." Pourquoi pas un berger ? "Au-dessus de leurs moyens..." Là encore on n'oublie que le loup était habitant et résidant de ces alpages avant l'homme. L'homme s'installe en désirant avoir le beurre et l'argent du beurre ; pardon du fromage.

Dans ce reportage Christine Sourd, directrice adjointe des programmes du WWF, signale que la cohabitation est possible. Et nous sommes entièrement d'accord. Nous ne cesserons de répéter qu'un troupeau doit-être clôturé, protégé par des chiens et ou bergers. Sans oublier un allié de taille le lama pour garder les troupeaux. Ce dernier peut facilement mettre en fuite un loup.

Il est tout de même bizarre que les éleveurs italiens et espagnols sont confrontés au même problème et que la cohabitation avec de grands prédateurs tels que les ours et les loups posent moins de débats. Ces mêmes éleveurs ne parlent jamais de tuer des loups. Le loup français serait-il un loup très spécial ? Paroles d'éleveur italien recueilli auprès d'un italien " ce n'est pas en tapant le carton et en buvant un verre au bistro que les troupeaux seront bien gardés..." Nous avons beau être au 21ème siècle, une ère de haute technologie, certaines choses doivent être traitées manuellement et intelligement.

 

Nous regrettons aussi l'attitude négative du gouvernement français, qui chaque année reconduit le droit de tuer des loups. Nous regrettons aussi l'indemnisation aux éleveurs dont les troupeaux sont victimes d'attaques lupines. Sans oublier quand il y a doute sur la culpabilité du loup lors d'une attaque, le bénéfice du doute profite aux éleveurs. Il y a hélas risques de dérapages. Il serait mieux d'aider les éleveurs dans des mesures de gardiennage des troupeaux. Et aussi d'alléger les charges patronales, sociales des éleveurs. Et pour en terminer avec nos regrets de réduire les importations de produits agricoles, ou d'élevages, qui étranglent de plus en plus nos agriculteurs et éleveurs. Ces derniers auraient une autre vision du loup, ne cherchant plus de bouc émissaire.

 

Nous pensons que la gente lupine a dû modifier sa façon de chasser, à cause de l'homme. Les alpages sont devenus des usines d'élevages. Les alpages sont devenus des pompes à fric. Des troupeaux de plus de 2 000 bêtes, sans aucune protection, ruminant, piétinant sans cesse les alpages. Cela provoque aussi des dégâts sur la flore et le monde des insectes. N'oublions pas le tourisme de plus en plus grandissant, qui occasionne lui aussi des dégâts. Nous croyons qu'il serait temps de prendre des mesures pour préserver nos merveilleux alpages, afin que le monde animal et humain puissent vivre en parfaite harmonie.

Joce & Pascal