|
Monsieur H
XXXXX le, 06 Juin 2009
189,
XXXXXXX
57 XXXXXX
Objet : Défense du Canis Lupus
Monsieur BOORLO Jean-Louis
Ministre de l’Écologie, de
l’Énergie du Développement
durable
et de l’Aménagement du territoire
Grande
Arche
Tour
Pascal A et B
92055 La Défense Cedex
Monsieur le Ministre,
Par ce courrier je tiens à
vous informer de mon écœurement et de ma plus profonde tristesse sur le sort du
Canis Lupus (loup) en France. Je viens d’apprendre que certains Préfets
pourront donner leur accord pour un tir de prélèvement sans en faire la demande
auprès du ministère. Je crains par cette mesure
des dérives qui mettra l’espèce animale encore plus en péril.
Je voudrais vous rappeler
la Convention de Berne de 1979 que la France a signé et qu’elle ne respecte pas
depuis la réapparition du loup chez nous.
Notons la Recommandation N°
17 du 18 Décembre 1989 dont je me permets de porter à votre connaissance
quelques articles :
Considérant le loup gris (Canis lupus) (ci-après dénommé « loup ») comme
élément fondamental du patrimoine naturel européen en raison de sa valeur
symbolique, scientifique, écologique, éducative, culturelle, recréative,
esthétique et intrinsèque
Rappelant qu’aux termes de l’article 1er, paragraphe 2, de la
convention, les Parties contractantes accordent une attention particulière à la
conservation des espèces menacées d’extinction et vulnérables
Rappelant que le loup fait partie des espèces strictement protégées
reprises dans la liste de l’annexe II de la convention
Observant que le loup est gravement menacé dans toute l’Europe
occidentale, qu’il a disparu du territoire de nombreuses Parties contractantes et
se trouve réduit à d’infimes populations dans plusieurs autres…
Il y a pourtant des
solutions applicables qui permettraient de respecter la Convention de Berne.
1.
Enclos de protection pour les troupeaux
2.
Gardiennage des troupeaux par des bergers (création d’emplois)
3.
Surveillance des troupeaux par des chiens genre Patous
J’ai
toujours demandé et souhaité sur mon site www.franceloups.fr que les indemnités versées aux éleveurs
victimes d’un « carnage à cause du loup » ne soient versées qu’à la
seule condition de la preuve
formelle que c’est bien le loup le
Coupable. Vous le sachez en cas de doute, le doute bénéficie à l’éleveur. (Gros
risque de dérapage surtout si le cours de la viande ovine baisse). Je
tiens à signaler les propos des plus
grands spécialistes dans le comportement du Canis Lupus, que ce dernier quand
il chasse ne tue que ce qui est
nécessaire à sa meute. Qu’en conséquence les carnages dont sont accusés les
loups me paraissent bien peu fondés. Dernièrement le Directeur du zoo
d’Amnéville en Moselle lors d’une émission télévisée faisait porter ces
carnages à des chiens errants. Tous les défenseurs des loups ont à maintes reprises
confirmées ce fait. D’autres plus virulents accusent directement les éleveurs
de créer eux-mêmes ces attaques meurtrières. (j’ai un doute)
Je demande que l’on revoit
à la baisse les importations de viande et produits ovins, qui concurrencent
déloyalement nos éleveurs et producteurs français.
Je crois que le loup à sa
place, qu’il est garant d’une bonne régulation du gibier de nos forêts et
alpages, plus les éleveurs agrandiront leurs cheptels et plus les risques d’attaques seront fréquentes. N’oublions pas que le
Grenelle de l’Environnement est là pour
protéger notre planète. Lorsqu’il manque un chaînon c’est toute la chaîne écologique
qui en pâtit.
J’ai l’honneur de solliciter
de votre part que des mesures de protection soient appliquées pour la
sauvegarde du loup en France, sans pour autant que nos éleveurs en souffrent.
Qu’il soit interdit aux chasseurs de tuer un loup, même si ce dernier vient de
tuer un gibier (chamois) dont je vous rappelle le triste méfait qui c’était
produit au Petit Bornand en Février 2009, et où j’aimerais savoir ce qu’a
décidé la justice française.
Espérant que mon courrier
puisse vous aider à apporter un regard nouveau sur la protection du loup et le
respect de la Convention de Berne, je vous prie Monsieur le Ministre, d’agréer
mes salutations distinguées.

|