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Avril-Juin 2011

 

 

Les éleveurs de troupeaux d’ovins et de caprins en milieu alpin peuvent obtenir des aides de l’État et plus précisément du Ministère de l’Agriculture dont ils dépendent. Avec un taux de 80 % l’éleveur peut protéger son troupeau sans grand risque de déprédation de son cheptel. Certes il reste encore 20 % à la charge de l’éleveur. Pourtant peu de professionnels de l’élevage utilisent ces aides.

  • Beaucoup de contraintes administratives, la paperasse en décourage sûrement plus d’un et quelque part nous les comprenons, sans pour autant les encourager.

  • La mise en place du système e protection, (clôtures électrifiées, enclos pour le soir, berger, chien de berger ect…) demande énormément de travail. Qui sera répétitif si le troupeau doit changer d’alpage. Et donc avertir l’administration du déplacement du troupeau. Nous le reconnaissons volontier cela n’est pas simple à mettre en œuvre, mais c’est faisable. La preuve certain le font bien. Il nous est arrivé de répondre à des courriels d’éleveurs se plaignant de notre parti pris pour les loups. Et chaque fois que nous avons demandé quelles protections ils utilisaient pour leur troupeau ; nous n’obtenions jamais de réponse.

Alors pouvons nous croire que devant toutes « ces difficultés » les éleveurs préfèrent laisser paître leurs moutons et chèvres librement, sachant qu’en cas d’attaque d’un prédateur, il sera indemnisé. L’indemnisation est certainement plus facile à obtenir que de mettre en place un dispositif de protection efficace. En se rappelant bien une chose fondamentale et primordiale est nous pesons nos mots en écrivant, en cas de doute sur une attaque, le doute bénéficie à l’éleveur. Pour que nous compreniez mieux imaginez un troupeau attaqué par un ou des chiens errants, si ce fait est dûment constaté l’éleveur ne sera pas indemnisé. Que feriez-vous si vous étiez à la place du gentil éleveur ? A la place du vétérinaire qui connaît l’éleveur et son troupeau ?

Des exemples : (cliquez sur les chiffres)

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Mais alors le Ministère de l’Agriculture il en pense quoi ? Surtout lorsque l’on sait que les attaques sur les troupeaux sont plus souvent le fruit de chiens errants que de loups. Des preuves ont été apportées par des chercheurs ibériques sur l’analyse des fèces de loups et de chiens errants. Leurs conclusions furent formelles et sans appel les chiens divagants font plus de dégâts. Puis une analyse plus simple, il ne ressemble pas aux loups d’attaquer plusieurs ovins sans les manger. Une meute tuera un individu, exceptionnellement deux si la meute est grande, mais pas plus. Le Ministère de l’Agriculture est-il aveugle, à moins que les indemnités en cas de prédation sont moins importantes que de payer des systèmes de protection efficaces.

Et en fin de compte qui paie l’addition les consommateurs et bien sur les loups.

Voir le montant des aides attribuées pour la protection des troupeaux en alpage.

 

Commençons par nos voisins Suisse. Le Conseil Fédéral serait d’accord pour élargir les conditions de tirs sur les lynx et les loups. Surtout pour le lynx don’t motif invoqué serait « il fait trop de dégâts sur le gibier ». L’homme en chassant et en détruisant sans réfléchir n’en fait sûrement pas. Les défenseurs de la nature sont fâchés et nous les comprenons parfaitement. Nous avons adoré le motif évoquait par les chasseurs suisse qui veulent réguler la population des grands prédateurs. Mais ils reconnaissent une réelle concurrence prédateur-chasseur. France Loups se demandent s’il y a des commerces de boucherie en Suisse, ou si les Suisses sont obligés de chasser pour avoir de la viande ? Philippe je pense que tu liras ces lignes et que tu pourras éclairer notre lanterne. Merci d’avance.

Revenons en à nos brebis et principalement à Esparron dans les hautes-Alpes. Le 12 Mai des loups auraient attaqué un troupeau de brebis au col de la beaume, commune d’Esparron. Le berger était présent au moment de l’attaque et le troupeau était sous la surveillance des chiens de troupeaux. Nous pensons que ces derniers étaient sûrement en grève. On voudrait nous faire croire que des loups seraient capable d’attaquer des troupeaux qui sont grardés correctement. Ce serait une première au niveau mondial, surtout lorsque l’on sait que le loup n’approche pas l’homme. Encore plus fort le maire d’Esparron affirme avoir vu trois loups rôdaient près de chez lui, au point que son chien en tremble de peur. Notons que l’ONCFS a réservé son avis sur cette soit disant attaque.

12 Mai tribunal de Bonneville compraissait un chasseur qui avait tué un loup en 2009 au Petit-Bornand. Ce chasseur menuisier de son état et aussi taxidermiste ne regrette pas son geste, l’expliquant par son exaspération due aux nombres d’attaques sur les troupeaux. Le magistrat a requis 5 000 € d’amende don’t partie avec sursis.,et le retrait de son permis de chasse pour une période au minimum de trois ans. Son comparse qui avait transporté la dépouille du loup et aidé à son dépecage, il a été requis 1 500€ d’amende. Signalons que neufs parties civiles étaient présente dont la fondation Brigitte Bardot. Le jugement définitif a été mis en délibéré au 17 juin. Nous souhaitons une condamnation exemplaire.

 

Juin 2011

Naissance ???

Les premiers bébés loups seront-ils fribourgeois, valaisans ou vaudois ?

Les naissances se multiplient aux frontières de la Suisse. Et l’annonce d’un heureux évènement dans nos forêts semble imminente. Reste à savoir où naîtrons nos premières boules de poils.

Cela se passe juste de l’autre côté du lac Léman. A distance à peu près égale des frontières genevoise et valaisanne. De petites boules de poils d’un genre bien particulier pointent régulièrement le bout de leur truffe. En 2008, des bébés loups venaient au monde dans la région du Petit-Bornand-les-Glières, en France voisine. Et de nouvelles naissances étaient prévues, au même endroit en 2009, avant qu’un garde-chasse ne tire une louve portant six fœtus.

Cela se passe habituellement à la fin mai, comme c’est encore le cas, cette année dans le parc du Mercantour (France), où « la surveillance satellite a montré qu’une louve s’était mise en tanière à la fin mai », rapporte le biologiste Jean-Marc Landry.

Ces naissances de petits loups à cinquante kilomètres de Genève, doublées des preuves de reproduction découvertes dans le parc du Grand Paradiso, près d’Aoste, en Italie, annoncent l’imminence d’un événement inédit depuis le XIXème siècle : les jappements du premier bébé loup « helvète ».

« Si quelque chose se passe en Suisse, c’est maintenant », approuve Jean-Marc Landry. L’annonce est en effet attendue par les observateurs depuis 2002. Elle constituera la phase finale du retour naturel du grand prédateur dans nos contrées. Un mouvement qui s’effectue un trois temps. D’abord ce sont les jeunes mâles (d’origine italienne) qui sont revenus, via la France, à la recherche d’un territoire pour s’établir. Depuis 1995, ils arrivent sous nos latitudes, et ils sont, à ce stade, un peu plus de vingt à avoir franchi la frontière suisse.

La deuxième phase a débuté en 2002, avec le débarquement dans nos contrées de la première louve, qui a franchi la frontière valaisanne au Simplon, et qui est restée trois ans dans la région. Depuis lors, les analyses ADN effectuées ont permis de prouver les arrivées de cinq femelles différentes. Quatre ont tenté leur chance en Valais, et la dernière se promène dans les cantons de Fribourg et de Berne.

La formation d’un couple, la fameuse meute, constituera la phase ultime du processus, avec la naissance de petits. Logiquement, cette première aurait dû intervenir en Valais. « Il y a eu plusieurs rumeurs dans cette région, mais jamais de confirmation », note le biologiste Jean-Marc Weber, responsable du suivi des grands prédateurs en Suisse. Le Valais ayant fait fuir toutes les louves arrivées sur son territoire, les regards se tournent désormais vers les cantons de Fribourg, de Berne, et, dans une moindre mesure de Vaud, où pourrait s’être formé un couple. « La présence d’une louve dans la partie alémanique du canton de Fribourg est assurée, et il est encore établi qu’un mâle a également visité la région », détaille le préfet Maurice Ropraz, qui préside le groupe fribourgeois de coordination loup dans le canton. Pourtant, le doute subsiste à propos de ce « couple » très observé.

« Durant l’hiver, la louve fribourgeoise a apparemment été négligée par le mâle, qui a passé l’essentiel de son temps en Valais, poursuit Jean-Marc Weber. Mais l’animal bouge beaucoup, et il se déplace sur un territoire qui va des bords du lac de Thoune à Derborence. Il a donc pu la croiser ».

S’il ne faut pas compter sur les petits pour annoncer leur arrivée (ils ne sortiront pas de la tanière avant plusieurs semaines), le mâle pourrait involontairement trahir leur présence. Car il se doit d’être là, en cas de naissances. « Pendant que la mère allaite, le loup chasse et ramène de la nourriture qu’il régurgite pour la femelle et, par la suite, pour les petits », explique Jean-Marc Landry. C’est dire si les analyses ADN, effectuées après les attaques de troupeaux dans la région du lac Noir, sont attendues. La présence d’un mâle (celui qui a été repéré ou un autre), aurait le poids d’un avis de naissance, ces jours-ci à Fribourg.

Article paru dans le Matin

Nous remercions Philippe de Suisse pour nous l’avoir transmis.

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