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La
faim fait sortir le loup de sa tanière, ce qui peut être effectivement
vrai. L'acte de chasse est inné chez le loup, comme chez tous les
prédateurs carnivores. Les loups ont la faculté de mémoriser les
endroits où ils ont déjà chassés. Ils repèrent leur proie à l'odeur et
aussi à la vue. Ils peuvent ainsi parcourir de longues
distances pour chasser. Les loups localisent leur proie et ne la quitte
pas des yeux, approchant le plus près possible sans que cette dernière
ne les sente. Il arrive aux loups de marquer des longs arrêt sans pour
autant quitter leur victime des yeux. La meute attendra le moment idéal
pour se jeter sur sa proie. Durant l'attaque les loups harcèlent leur
proie, jusqu'à épuisement de cette dernière. Il n'est pas rare de voir
une attaque se solder par un échec. Une fois la bête par terre les
loups la morde, arrache
des morceaux de chairs jusqu'à ce que l'animal meurt. Puis c'est
vraiment le repas, si la proie est énorme les loups la mangent en
plusieurs fois. En France, une étude démontre que 75% de l'alimentation
des loups du Mercantour est d'origine animaux sauvages (cerfs, chamois,
mouflons). 15% serait d'animaux domestiques (brebis, chèvres) et le
reste soit 10 % environ de petites proies (lapins, marmottes, lièvres,
insectes et fruits.
Notez
que lorsque le loup chasse en meute, il choisira de préférence une
proie malade ou affaiblie. On dit qu'il agit en tant que régulateur,
permettant au gibier sain de se développer et mieux se reproduire.
On
dit que c'est la curée lorsque les loups dévore leur proie. Mais on dit
aussi la curée lorsque des chasseurs lancent leurs chiens à la
poursuite d'un gibier. Lorsqu'une ou plusieurs personnes profitent,
dépouillent une autre personne on appelle cela aussi la curée.

Dessin E. Guerrier

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